Corruption en Afrique : L'exception kenyane
Commentaires (0) 09.11.2010. 13:47
La semaine dernière, le ministre kenyan de l’Enseignement supérieur, William RUTO, mis en cause dans une affaire de détournement de deniers publics, a rendu sa démission. Le 26 octobre 2010, c’est le maire de Nairobi, Geoffroy MAJIWA qui est mis sur la sellette à propos de l’achat d’un terrain destiné à un cimetière, dont le prix aurait été décuplé. Pas plus tard que le 27 octobre 2010, le ministre des Affaires étrangères, Moses WETANGULA, accusé de corruption dans une série de transactions immobilières de son ministère à l’étranger, a aussi démissionné afin, dit-il, de "laisser se dérouler l’enquête".On a donc l’impression d’assister à une véritable opération de sanctification au pays de Jomo KENYATTA.
En effet, la dernière démission en date, est si rare sous nos tropiques qu’elle mérite qu’on y accorde une attention singulière, ce d’autant plus qu’un ministre des Affaires étrangères est supposé être très proche du chef de l’Etat dont il défend la politique extérieure.
Que s’est-il donc passé entre le chef de la diplomatie kenyane et son mentor MWAI KIBAKI ? Est-ce un règlement de comptes ou un simple besoin d’assainissement ? Autant de questions que l’on est en droit de se poser. En tout état de cause, si tant est que ces arrestations et démissions ne revêtent pas une connotation politique, on ne peut que s’en féliciter dans la mesure où les autorités kenyanes auront donné le bel exemple à suivre. La corruption est un mal endémique en Afrique. Bien des pays africains, selon le récent rapport de Transparency international sont en queue de peloton. Le Kenya, pour sa part, occupe la 154e place sur un total de 178 pays. Autant dire que le rapport de Transparency international tombe à pic avec cette purification institutionnelle en cours.
Sous d’autres cieux, au lieu de se remettre en cause en initiant des actions concrètes du genre, on se livre à du chantage. Les pays francophones en particulier excellent en la matière. Les pays anglophones, quant à eux, font plus preuve de détermination dans la lutte contre la corruption. On en veut pour preuve, en plus de ce qui se passe actuellement au Kenya, les récentes démissions des ministres sierra léonais de la Pêche et de la Santé.
Toute chose qui paraît pour le moins inconcevable dans le giron francophone où la démission d’un ministre, si elle intervenait sans l’accord du chef de l’Etat, gênerait aux entournures le régime en place. Pire, elle serait considérée comme un outrage au grand chef. C’est la raison pour laquelle on s’évertue à tout prix, souvent même au mépris de la morale et de l’intelligence humaine, à dissimuler les déchets et les dérives de certains régimes en place.
Quand un ministre, dans un pays francophone, démissionne, c’est qu’il est acculé. Et cela montre à suffisance que le ridicule, comme on le dit habituellement, ne tue pas. Pourtant, l’amour-propre demeure encore une vertu chez certains hommes politiques.
Quand un ministre est mis en cause dans une affaire sordide, la sagesse commande qu’il rende sa démission afin de se mettre à la disposition de la justice, quitte à revenir après au cas où il serait blanchi.
L’honneur et la dignité sont à ce prix. De toute façon, ce qui se passe dans les pays anglophones, en l’occurrence au Kenya, doit inspirer tous ceux qui traînent encore les pieds.
source : http://mampouya.over-blog.com/
Commentaires (0) 09.11.2010. 13:47
Plus de 150 décès suite à une épidémie de polio-virus sauvage au Congo
Commentaires (0) 09.11.2010. 13:34
APA-Brazzaville (Congo) Plus de 150 décès ont été enregistrés au Congo suite à une épidémie de poliovirus sauvage qui s’est déclarée depuis deux semaines dans les villes de Pointe Noire et Dolisie, situés respectivement dans les départements du Kouilou et du Niari dans le sud du pays, a appris APA auprès du ministère congolais de la Santé.Par ailleurs, plus de mille personnes malades ont été hospitalisées dans les structures sanitaires de Pointe Noire et Dolisie, a indiqué dimanche une autorité du ministère de la Santé.
La maladie se manifeste par une paralysie des membres inferieurs qui empêche le sujet de marcher, une paralysie des muscles respiratoires, une fièvre avec des températures supérieures à 38°Celsius, des céphalées, une dysphonie, des vomissements et des contractures des muscles du cou qui entraînent la mort 45 minutes leur déclenchement.
« Le gouvernement congolais a mis en place un plan pour faire face à cette épidémie qui passe par une riposte vaccinale qui va commencer à Pointe-Noire et Dolisie la semaine prochaine et se dérouler en trois phases avec une semaine d’intervalle », a indiqué le Dr. Narcisse Gangoué, porte parole du pôle socio culturel.
Pour Narcisse Gangoué, « l’Etat congolais en partenariat avec ses partenaires en matière de santé que sont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF), vont acheminer sur les villes de Pointe Noire et Dolisie plus d’un million de vaccins pour cette campagne de vaccination ».
« L’Etat congolais a mobilisé les moyens financiers et matériels à cette fin pour mener à bien cette campagne tout en demandant aux autorités de ces villes de mobiliser les populations pour qu’elles participent à cette campagne de vaccination », a ajouté Narcisse Gangoué.
Le gouvernement a également recommandé aux autorités administratives de ces villes de sensibiliser les populations sur les règles d’hygiène notamment au plan de l’approvisionnement en aliments et en eau.
Selon, le directeur général de la Santé, Alexis Elira Dockekias, « l’agent pathogène à l’origine de cette maladie pourrait appartenir à la famille des antero-virus qui passent par les intestins (donc par voie péri-fécale), ce qui fait qu’il n’y a pas de contamination directe. Mais l’observation des mesures d’hygiène s’avère nécessaire en attendant d’avoir les résultats des analyses de prélèvements », a-t-il dit.
« Cette campagne qui va s’ouvrir à Pointe Noire et Dolisie, va s’étendre sur tout le territoire congolais d’ici un mois, puisque cette épidémie a déjà fait une victime dans le département de la Bouenza à Nkayi toujours dans le sud du pays », a conclu Narcisse Gangoué.
LCM/od/APA 08-11-2010
Commentaires (0) 09.11.2010. 13:34
Sécurité publique : L’opération «Laser», pour lutter contre le crime organisé à Brazzaville
Commentaires (0) 08.11.2010. 14:36
La police nationale vient de lancer une opération de lutte contre le crime organisé et le grand banditisme, à Brazzaville. Baptisée, «Laser», cette opération a pour but de sécuriser la capitale, dans la perspective des fêtes de fin d’année. La cérémonie de lancement de l’opération Laser s’est déroulée jeudi 28 octobre 2010, en face du commissariat central de police, à Brazzaville, sous le patronage du général Jean-François Ndengué, directeur général de la police nationale, en présence d’Antoine Embinga-Ondounda, commandant en chef de la police nationale du Gabon, de l’attaché de sécurité intérieure près l’ambassade de France au Congo et du colonel Jacques Antoine Bouiti, directeur départemental de la police.Le rassemblement régimentaire des policiers du département de Brazzaville avait revêtu, jeudi 28 octobre dernier, un cachet particulier, avec le lancement de l'opération «Laser». Cette opération s'inscrit dans la droite ligne de l'exigence d'efficacité face aux nouveaux défis de sécurité publique dans la ville-capitale.
S'adressant aux policiers, le général Jean-François Ndengué a indiqué que l'expérience récente a permis d'identifier certaines insuffisances de l'appareil sécuritaire, en ce qui concerne la lutte contre le crime organisé, les braquages et la délinquance de voie publique. «Au regard de ce tableau peu encourageant, la direction générale de la police nationale a décidé de mettre en œuvre l'opération «Laser» qui a pour but de sécuriser l'ensemble de la ville de Brazzaville, particulièrement contre les formes aggravées de la violence et des menaces à l'ordre public et de répondre à cette exigence de méthode et d'efficacité. (…) Je vous ordonne de vous mobiliser sans limite, pour réussir cette opération «Laser» qui croisera notre traditionnelle opération de sécurisation des fêtes de fin d'année et de nouvel an; l'opération «Laser» augmentera, sans nul doute, son impact», a-t-il indiqué. Le directeur général de la police nationale a, par ailleurs, rappelé les efforts fournis par la police, pour remettre de l'ordre dans le département du Pool, par le démantèlement des groupes de criminels. Malheureusement, ceux-ci ne désemparent pas et s'organisent à développer l'empire du crime contre lequel la police devrait lutter en permanence, en faisant preuve de persévérance et de professionnalisme.
Il a, aussi, indexé les nuisances sonores, les atteintes aux bonnes mœurs et le vagabondage dans la cité. «Sur la voie publique, l'insécurité se caractérise par la circulation de certains véhicules à usage de taxi à vitres fumées, conduits par des personnes d'origine étrangère, sans permis de conduire ou détenant de faux permis; par la circulation de véhicules à usage commercial sans plaques d'immatriculation; par l'absence de contrôle des documents par la police, par la persistance des fumoirs dans les quartiers; par la détention et la circulation des armes de guerre; par des assassinats, viols et règlements de comptes avec usage d'armes de guerre et par la dégradation des biens et édifices publics», a-t-il signalé.
Le général Jean-François Ndengué a, en outre, insisté sur l'observation des règles de comportement par les policiers, à l'occasion de l'opération «Laser» où tout doit être fait dans le respect de la dignité de la personne humaine, dans l'intérêt de l'ordre public. Pour l'image de marque de la police, il a interpellé chaque policier à sa responsabilité et chacun répondra de ses actes.
Il a qualifié le braquage perpétré au centre-ville, à quelques encablures de l'Etat-major général des Forces armées congolaises, comme un défi lancé à la force publique. «A Brazzaville et sur l'ensemble du territoire national, les populations attendent de leur police qu'elle confirme ses victoires et comble leur désir de paix, de sécurité et de tranquillité», a-t-il dit.
Concernant l'opération «Kidzounou», le directeur général de la police nationale a rappelé que «cette opération, dont le but était de contribuer à la restauration de l'autorité de l'Etat, au redéploiement de la force publique pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans le Pool, a connu un succès éclatant. Les populations du Pool en témoignent, d'ailleurs, avec enthousiasme».
Il s'est félicité du travail abattu par la police, ces derniers temps, dans la capitale. «Mais, notre police vient de remporter des victoires significatives dans sa lutte contre le crime organisé et le grand banditisme. Elle a mis la main sur le tueur en série Bazonzama Armel, alias Mâ Ngouabi, qui a semé la terreur dans les quartiers Sud de Brazzaville, en arrachant, sauvagement, la vie à huit jeunes femmes. De même, la police a démantelé le réseau des braqueurs, la bande à Koubemba Banzouzi, alias Louz, et autres criminels qui ont volé et tué des innocents, parmi les victimes, le colonel Makita de la force publique. Ils sont auteurs de plus de 18 cas de braquage à Brazzaville et Pointe-Noire et pour lesquels les enquêtes se poursuivent, jusqu'à l'éradication complète des tenants et des aboutissants de cette entreprise criminelle», a-t-il déclaré.
Soulignons que le rassemblement régimentaire de la police de Brazzaville s'est terminé par le défilé des différentes unités. Il a, également, été marqué par des exercices de démonstration qui ont mis en exergue des policiers intervenant pour une opération de maintien d'ordre, face à des manifestants, et pour la répression du banditisme organisé.
Alain Patrick MASSAMBA , la semaine Africaine
Commentaires (0) 08.11.2010. 14:36
Jean-Paul Pigasse le grand manitou de la presse presidentielle tire à boulets rouges sur RFI
Commentaires (3) 01.06.2010. 12:01
Dans son Editorial du Mardi 1 juin, Jean-Paul Pigasse le grand manitou de la presse presidentielle tire à boulets rouges sur RFIEncore et toujours « RFI »
Vous qui écoutez quotidiennement la «Radio du monde», si du moins vous parvenez à capter ses émissions car, apparemment, elle ne parvient toujours pas à régler ses problèmes de fréquence, avez-vous remarqué que jamais Les Dépêches de Brazzaville ne sont citées dans ses revues de la presse africaine ? Exactement comme si notre quotidien n'existait pas alors qu'il est présent sur les deux rives du fleuve, qu'il est certainement l'un des médias du Bassin du Congo les plus lus et les plus consultés sur Internet, qu'il s'est taillé une place au soleil à travers des initiatives comme le stand du Bassin du Congo au dernier Salon du livre à Paris.
Inutile de chercher les raisons d'une censure qui ne dit pas son nom. À maintes reprises dans les dernières années, nous avons dénoncé ici même la campagne de désinformation menée par Radio France Internationale contre notre pays, ses dirigeants, leurs initiatives ; et c'est visiblement ce qui nous vaut le silence pesant des grands moralisateurs que sont les journalistes de ce média public français. Tout simplement parce que citer Les Dépêches de Brazzaville serait admettre que ces mêmes journalistes n'ont pas cessé de tromper depuis dix ans leurs auditeurs sur la situation réelle du Congo qui n'a rien d'une dictature et où la liberté de la presse s'impose comme une réalité bien tangible.
La «Radio du monde» traversant une crise profonde que révèlent à intervalles réguliers les grèves à répétition qui en perturbent la diffusion, nous ne remuerions pas le couteau dans la plaie s'il ne s'agissait pas d'un problème qui dépasse la station. Loin, en effet, d'être indépendante comme elle prétend l'être, RFI est une institution publique placée sous la tutelle de l'État français. À ce titre, elle devrait respecter strictement les règles déontologiques qui gouvernent notre profession ; à commencer par l'objectivité du traitement de l'information qui en est le premier fondement. Or, ce n'est manifestement pas le cas comme le prouve l'ostracisme dont elle frappe les médias dénués de toute complaisance envers elle.
Si nous soulevons ce problème aujourd'hui, ce n'est pas que le refus de nous citer dans ses revues de presse nous porte préjudice. C'est seulement parce que, à l'heure où la France réunit en grande pompe les dirigeants africains sur son sol afin d'envisager de nouvelles formes de coopération, le comportement de RFI va à l'encontre de la politique d'ouverture affichée au sommet de l'État. Si la France de Nicolas Sarkozy veut effectivement resserrer ses liens avec l'Afrique, elle doit d'abord et avant tout exiger de ses médias publics qu'ils se comportent enfin comme des médias responsables. On en est encore fort loin comme le prouvent les sons et les images diffusés à longueur de journée sur les cinq continents par RFI mais aussi par ses consœurs de la télévision publique française.
Les Dépêches de Brazzaville
Commentaires (3) 01.06.2010. 12:01
Le miel, une passion cultivée depuis 25 ans par Prosper Bimangou
Commentaires (0) 29.05.2010. 17:14
Prosper Bimangou est arrivé au Canada en 2008 avec toute une expérience. La guerre au Congo Brazzaville lui a tout enlevé et l'a chassé de chez lui. « Mais j'avais encore mes mains et mon cerveau. » Fonctionnaire au ministère des Communications de son pays, Prosper Bimangou commence à s'intéresser au miel en 1986. « Chez nous, le miel est un produit très respecté, qui a des affinités avec la spiritualité, dit-il. En tant qu'humain, je voulais offrir à l'humanité c'est ce qu'il y a de plus pur et à mon avis c'est le miel. »
Producteur grâce aux Nations unies
M. Bimangou a commencé le commerce du miel en vendant dans les villes et les marchés de son pays le miel qu'il achetait des paysans. C'est un programme des Nations unies pour la formation d'apiculteur qui a fait de lui un producteur. Après six mois de formation, M. Bimangou formait une première coopérative.« La mission de coopération française en place a été la première à nous appuyer, raconte l'apiculteur. Les Allemands, les Américains et le Canada ont suivi. On était bien parti. Les affaires allaient bien. On vendait du miel partout dans le pays. Nous avions même décroché un contrat avec un promoteur américain pour la production de 32 tonnes de cire par année, mais la guerre est arrivée et tout a été détruit. Tout le sud du pays a été décimé, rasé. Les écoles, les arbres fruitiers, tout a été détruit. Notre tribu a dû fuir la guerre et c'est à ce moment que j'ai traversé en République Démocratique du Congo (RDC). C'était en 1998. »
Loin de se laisser abattre, Prosper Bimangou joue un rôle important dans le camp de réfugiés où il passera quatre ans de sa vie. Il deviendra même président du comité du camp de réfugiés. Un projet financé par la Belgique et la RDC lui permettra de mettre en place une formation en apiculture. C'est comme ça qu'il formera près de 300 apiculteurs aux méthodes modernes de récolte du miel. Comme son pays natal demeure ravagé par la guerre, M. Bimangou a décidé d'émigrer au Canada et aujourd'hui c'est tout l'Outaouais qui profite de ses connaissances dans le domaine apicole. « Ce projet de miellerie est pour moi une façon de m'impliquer, de m'intégrer à ma nouvelle communauté », affirme-t-il.
source: cyberpresse
Commentaires (0) 29.05.2010. 17:14



